Rupture partielle ou complète du ligament croisé antérieur : IRM du genou

par | 12 avril 2022

Cette actualité appartient aux catégories suivantes : Ligaments

La stabilité du genou est assurée par certains ligaments, dont le LCA (ligament croisé antérieur) qui peut subir des lésions lors de la pratique de certaines activités sportives. Ce traumatisme et son degré de gravité sont diagnostiqués lors d’un examen clinique qui est parfois complété par une IRM.

 

Qu’est-ce qu’une rupture du ligament croisé antérieur ?

Avec le ligament croisé postérieur et les ligaments latéraux, le LCA est responsable du maintien et de la stabilité du genou. Ces deux éléments se croisent au centre de l’articulation et permettent de maintenir le fémur et le tibia de manière ferme l’un par rapport à l’autre. Principalement lors de la pratique de certaines activités sportives qui requièrent des mouvements brusques du genou (sports de combat, football, ski, tennis, rugby…), il peut arriver que le pied reste bloqué au sol alors que l’articulation effectue un mouvement de torsion. C’est là que se produisent la rupture ou la déchirure du ligament croisé antérieur (LCA). Ce traumatisme se traduit par de la douleur, un gonflement immédiat de l’articulation, une perte de mobilité et parfois même des difficultés à poser le pied au sol. Non soignée, la rupture du LCA entraîne une instabilité du genou handicapante.

 

Différence entre lésion partielle et rupture du LCA

Les ligaments sont des structures constituées de faisceaux de fibres très peu élastiques. Ce sont ces fibres, qui, à des degrés variables et des endroits divers, peuvent être touchées lors d’une atteinte du LCA. On parle de lésion partielle lorsque, sous l’effet d’un mouvement anormal, certaines de ces fibres (mais pas toutes) sont déchirées ou quand le ligament s’est simplement distendu sous l’effet d’un étirement excessif, n’étant ainsi plus à même d’assurer son rôle de maintien. Il existe donc différents niveaux de lésion partielle du LCA, plus ou moins graves en fonction du pourcentage de fibres atteintes. Mais le traumatisme peut être plus grave, avec une rupture totale des fibres ligamentaires et une interruption complète de la continuité du ligament. Malgré ces différences, le raisonnement concernant les sportifs de pivot reste le même que la rupture soit partielle ou totale, en effet un ligament croisé antérieur doit être fonctionnel à 100% pour ces activités. Ce qui va différer c’est la technique chirurgicale qui s’adaptera au pourcentage de fibres restantes.

 

Quel examen (IRM) permet d’observer la nature de la rupture ?

Le premier diagnostic de la lésion du ligament croisé antérieur est toujours de nature clinique. Le praticien se renseigne sur les circonstances de l’accident et examine le genou. L’importance du gonflement dû à l’accumulation de sang dans l’articulation et la présence d’un hématome font partie des indicateurs à prendre en compte. Les tests moteurs sont aussi pratiqués, notamment le « Lachman », au cours duquel le médecin compare les capacités d’avancement du tibia par rapport au genou au niveau de chaque jambe. Cependant, ce diagnostic clinique est fréquemment suivi par une analyse du genou en IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) qui permet d’estimer plus précisément le degré du traumatisme et de donner une tendance entre lésion partielle ou rupture totale. L’IRM permet par ailleurs de s’assurer que seul le ligament a été touché, en examinant les ménisques et les tissus osseux adjacents au LCA, pour éliminer la possibilité d’une fracture.

On notera qu’il existe des examens évaluant la laxité (l’importance du déplacement du tibia vers l’avant) : le TELOS et le GNRB. Plus la laxité est importante est plus la rupture est probablement totale et vice versa

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