Ligaments croisés opération : quelle technique choisir ?

par | 23 septembre 2022

Cette actualité appartient aux catégories suivantes : Ligaments

Il existe plusieurs techniques opératoires après rupture des ligaments croisés. Les méthodes dites « Kenneth Jones », « DIDT » et « DT4 » sont les plus courantes. Elles diffèrent principalement par l’origine du greffon utilisé pour la reconstruction du LCA.

 

Plusieurs techniques opératoires

Le LCA (Ligament Croisé Antérieur) et le LCP (Ligament Croisé Postérieur) assurent la stabilité du genou d’avant en arrière et lors des mouvements de rotation. La rupture du LCA est fréquente : 50 000 interventions par an en France. Elle survient le plus souvent pendant la pratique de sport pour lesquels le genou est très sollicité en jouant le rôle de pivot. Une intervention chirurgicale est alors souvent nécessaire, pour redonner à l’articulation sa stabilité initiale, éviter les risques d’entorses à répétition ainsi que des atteintes méniscales et du squelette ostéo-cartilagineux sur le plus long terme. Cette « ligamentoplastie » est souvent réalisée sous arthroscopie et consiste à reconstruire le ligament via un greffon. L’intervention peut suivre différentes procédures opératoires, les méthodes Kenneth Jones (KJ), DIDT, DT4 et Mac Intosh étant les plus courantes.

 

Kenneth Jones (KJ)

La technique Kenneth Jones de reconstruction du LCA utilise comme greffon un fragment du tendon rotulien, plus précisément le tiers de ce dernier, prélevé dans la longueur. Ce greffon tendineux se termine à chaque extrémité par des petites baguettes osseuses correspondant respectivement à des fragments de la rotule et du tibia. Elles servent ensuite à fixer le tendon au tibia et au fémur grâce à des vis d’interférence.

 

DIDT DT4

La méthode DIDT utilise pour sa part les tendons de deux muscles : le droit interne (DI) et le demi tendineux (DT). Ce sont des muscles relativement accessoires qui longent la face interne de l’articulation. Le prélèvement de leurs tendons est donc sans conséquence notable. Tout comme pour la Kenneth Jones, les greffons sont ensuite fixés grâce à des plaquettes ou des vis et en les faisant passer au travers de 2 tunnels préalablement percés par le chirurgien, l’un au niveau du fémur (tunnel fémoral) et l’autre au niveau du tibia (tunnel tibial). La technique DT4 est une variante de la DIDT, qui utilise le tendon du muscle demi tendineux, plicaturé en 4

 

Mac Intosh

Cette intervention de reconstruction du LCA est aussi appelée « Mac Intosh au fascia lata ». Le fascia lata est une aponévrose (membrane fibreuse) qui est située sur la face extérieure de la cuisse. Le principe de l’opération est d’en prélever une bandelette pour remplacer le LCA. Cette intervention réalise en plus de la reconstruction du LCA, une bretelle externe qui contrôle également la rotation.

 

Autres techniques opératoires

Kenneth Jones, DIDT, DT4 et Mac Intosh sont de loin les méthodes les plus utilisées aujourd’hui. D’autres existent néanmoins, comme celle (TQ) utilisant comme greffon une partie du tendon quadricipital, qui fixe dans sa partie basse le quadriceps à la rotule.

 

Un choix concerté entre le patient et le praticien

Le choix de la technique opératoire pour la reconstruction du LCA doit être guidé par le praticien. Pour cela, il prend notamment en compte la date de survenue du traumatisme et ses caractéristiques, l’âge du patient et ses attentes en termes de mobilité et de niveau futur d’activités physiques. Le sport de prédilection du patient est aussi un facteur essentiel qui aiguille sur le site préférentiel de prélèvement tendineux à réaliser.

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